12.03.2008
Un dialogue entre les Etats-Unis et l'Iran est il possible?
Un article publié sur le site de la Chaire Raoul-Dandurand et également diffusé sur le site de Cyberpresse (en bas, encadré en bleu: "Les experts de l'UQAM").
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10.01.2008
Barak Obama Président?
Il est encore trop tôt pour prétendre que Barak Obama sera le prochain Président des Etats-Unis, surtout après sa défaite dans le New Hampshire. Cependant, rien n’est encore gagné, et sa victoire dans l’Iowa peut nous laisser imaginer les symboles forts qu’entraînerait l’investiture d’Obama à la présidence.
La plupart des commentateurs politiques sont au moins d’accord pour une chose : le prochain chef de l’Etat aura le formidable avantage de ne pas être George W. Bush. En votant en majorité pour Obama dans l’Iowa, les électeurs démocrates ont opté pour le changement, une « rupture » par rapport à ce qui a été fait précédemment. Barak Obama représente encore plus que cela. Il constitue un symbole très fort pour toute une génération.
Avant même la politique post11septembre, George W. Bush était déjà mal parti. Représentant le fils à papa WASP du Texas, fortune pétrolière et partisan de la peine de mort, l’image du cow-boy analphabète avait de quoi largement accentuer l’antiaméricanisme sévissant déjà un peu partout dans le monde. Ces éléments ajoutés aux nombreuses références religieuses dans ses discours offraient aux responsables de communication d’Al Qaïda un large créneau pour séduire les masses musulmanes.
Barak Obama est différent. Il n’est pas WASP, il n’est pas black, il est métisse, fils d’un père kenyan et d’une mère américaine (qui serait d’ailleurs d’ascendance Cherokee d’après ce que j’ai entendu). Il représente une Amérique que l’on aime, une Amérique multiculturelle et métissé où chacun peut avoir sa chance ; où un jeune ayant travaillé dans les bas fonds de Chicago peut arriver à tenir tête à une « bête politique » comme Hillary Clinton. Le Rocky de la politique. Un président à l’image des films qui ont bercé nôtre jeunesse dans les années 80. Il ne manquerait plus qu’un Arnold Schwarzenegger à la vice présidence et la réalité dépassera la fiction. Ben Laden ne tiendrait plus longtemps.
Bien sur, la réalité reste plus complexe et un Barak Obama président pourrait être un Barak Obama sacrifié au profit du prochain candidat. L’élection de Jimmy Carter en 1977, ancien Prix Nobel de la paix, constituait aussi une rupture par rapport à la Realpolitik de Nixon et Kissinger. Jimmy Carter voulait combattre le communisme à travers la promotion des droits de l’homme et des valeurs américaines. Cette politique s’est traduite par un soutiens beaucoup moindre envers les autocrates pro-américain du globe, dont notamment le dernier Shah d’Iran. La Révolution Islamique n’avait pas réellement rendu grâce à cette politique d’ouverture puisque l’une des premières actions des « Etudiants de l’Imam » fut d’occuper pendant 444 jours l’ambassade américaine pour finalement libérer les otages quelques jours avant la passation de pouvoir à Ronald Reagan, l’homme de la course aux armements et du programme anti-missiles Stars Wars, le tout avec un slogan explicite : « America is Back !». Bien que, vu des iraniens, cette action représentait une réponse adéquate face à l’insurrection montée par la CIA contre l’ancien Premier Mossadegh en 1953, le soutien de Khomeyni à cette prise d’otage fut sans doute une des premières grandes erreurs stratégiques de la République Islamique. D’autant plus que Medhi Barzagan, premier Président iranien postrévolutionnaire avait rencontré Zbigniew Brzezinski, conseiller américain à la sécurité nationale, le 1er novembre 1979 à Alger.
Carter a été également élu par un désir de changement, suite au traumatisme de la guerre du Vietnam et aux conséquences économiques engendrées par la crise pétrolière de 1973. Obama intervient dans un cadre similaire, même si la Guerre d’Irak demeure une réalité. La situation à Bagdad constitue d’ailleurs un lourd fardeau qui jouera de son influence au sein de la politique étrangère américaine et l’année 2008 débute avec la crise du logement et un baril de pétrole à 100$.
La vision internationale de Barak Obama représente incontestablement une rupture. Le candidat prône le dialogue avec toutes les nations, amis comme ennemis, l’établissement de liens avec le monde musulman, le dialogue avec Téhéran et Damas pour gérer la crise irakienne, l’amélioration de l’aide étrangère pour combattre la pauvreté, le renforcement du Traité de Non Prolifération et la lutte contre le dérèglement climatique. “The United States needs a president willing to talk to all nations, friend and foe. Such openness will help reverse America’s perceived obstructionism”, a-t-il écrit dans Newsweek[1]. “To overcome the threat of Islamic extremism, the United States should replace it’s overalliance on the use of large-scale military force with targeted action against terrorist safe havens and an international program of intelligence and law-enforcement cooperation to break up terrorist networks. To counter prophet oh hate with message of hope, America should send its best and brightest abroad to build ties with the Islamic world. And the president must restore moral leadership by shutting down Guantanamo and renouncing torture without equivocation”.
Barak Obama pourrait payer très lourdement la politique de son prédécesseur, mais son élection donnerait la possibilité de remettre en avant la force du SoftPower américain : une promotion des Etats-Unis à travers ses valeurs, son métissage et son efficacité. “My father crossed an ocean to seek the dream of America. As a boy, I played barefoot with children in Indonesia. As a young man, I work with the forgottten corners of America, where people struggled with violence and hopelessness. Whether I am at a G8 summit or in Africa, I will speak one with grandmother lives in a hut without indoor plumbing in a Kenyan village devastated by HIV/AIDS”.
Honnètement si j’étais américain (et romantique aussi), je voterai Barak Obama.
16:00 Publié dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Barak Obama, Etats Unis, election, démocrats, primary, primaire, iowa
29.01.2007
Attentat à Eilat...
Quand j’ai parlé de mon passage à Eilat, j’avais décris cette station balnéaire comme un lieu touristique très tranquille, où beaucoup de touristes arabes et juifs vivent en paix.
Aujourd’hui un kamikaze s’est fait exploser dans une boulangerie faisant trois morts et un blessé. Le Jihad Islamique ainsi que les brigades martyres Al-aqsa (milices affiliées au Fatah) ont revendiqué l’attentat, le Hamas a déclaré que cet attentat est une « réponse naturelle » à l’occupation israélienne et le Fatah a condamné ces attentats en affirmant qu’ «ils sont contre toutes opérations visant des cibles civiles, qu’elles soient israéliennes ou palestiniennes». Aujourd’hui Eilat a connu son premier attentat.
D’après les Forces de Défenses Israéliennes, le kamikaze serait rentré par la frontière égyptienne et aurait marché à pied jusqu’à la station balnéaire. La frontière est située à une douzaine de kilomètres de Eilat. Le site Palestinien Ramattan cite la famille du «martyr» qui déclare ne plus avoir de ses nouvelles depuis trois jours. «Nous savions qu’il devait effectuer une opération martyre», explique Naeem, le frère du chahid. «Sa mère et son père ont prié pour lui, pour sa victoire». A son arrivée à Eilat, des militants du Jihad islamique lui fournirent les explosifs nécessaires à la finalité de son acte.
Le porte parole du Jihad Islamique Abu Hamzeh a expliqué que son organisation stoppa son envoi de bombes humaine pendant quelques temps afin que le Fatah et le Hamas puissent arriver à un accord d’union nationale. «Comme ça n’a pas fonctionné, nous avons repris les opération martyres afin de donner l’exemple[1]».
Abu Hamzeh doit se baser sur le modèle irakien qui est reconnu comme un exemple de paix sociale. A Bagdad, ils essayent tous les jours de former un gouvernement d’union nationale, mais comme ça ne marche pas, ils se font sauter un peu partout… Blague à part (et de mauvais goût), je ne cherche pas à rentrer dans le débat de savoir qui est le terroriste où qui est le résistant, mais très honnêtement je ne pense pas qu’aller faire sauter un boulanger avec trois personnes venues acheter du pain va en quoi que ce soit régler le problème palestinien.
Une heure après l'attentat, une copine m'envoit via un lien Internet, une vidéo hip hop montrant un rappeur de confession juive et un rappeur afro américain chanter contre le racisme. En cherchant un peu sur Youtube, je trouve le clip de DAM, un groupe de rap palestinien qui exprime en hébreu le malheur des arabes israéliens. Hossein, le blogger iranien, a parlé de compilations électro mélangeant DJ israéliens et iraniens... On dira que je suis naïf, mais j’ai hâte de passer le clip
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