09.05.2008
L'Iran, l'Irak et les élections américaines
Une analyse que j’ai écrite pour le quotidien francophone de Montréal Le Devoir, en collaboration avec Sam Razavi, étudiant irano – canadien à la maîtrise de Sciences Politiques de l’UQAM à Montréal.
http://www.ledevoir.com/2008/05/02/187850.html
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28.04.2008
Idéologie ou pragmatisme?
Whaou! Le résumé de mon mémoire de Master a été publié dans la Revue Internationale et Stratégique de l'IRIS.
Voici le résumé:
La stratégie politique iranienne a voulu se présenter comme une rupture politique, à vocation panislamique. Portée par l'Ayatollah Khomeyni, cette philosophie politique vît ses effets escomptés avec le retour de politiques plus modérées. Sa mort confronta la République islamique à un choix : Hachémi Rasfandjani, remettra l'Iran dans le jeu international en conciliant pragmatisme et valeurs idéologiques. En 2005, M. Ahmadinejad arrive au pouvoir. Ses déclarations sur l'État hébreu, et sa position sur le nucléaire, amènent à se demander si l'Iran ne revient pas à une politique d'exportation de la révolution. Il est important de placer ces éléments dans le contexte historique de la République islamique afin de mieux cerner si la politique étrangère de l'Iran reprend une tournure idéologique ou reste sur une voie pragmatique.
22:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, iris, ahmadinejad, moyen orient
28.03.2008
"We are peace"
Partir à New York le week-end de Pâques n’est pas l’une des meilleures idées qui soit. Déjà tout le monde à la même idée, ce qui équivaut à deux heures de file d’attente avant de prendre le bus, suivit de deux heures d’attentes à la frontière suivit d’encore d’une heure d’attente avant de déposer ses bagages à l’hôtel pour au final entendre parler français autour de soi. Maintenant New York restera toujours la ville cosmopolite par excellence, et une messe gospel à Harlem le matin ajoutée à une session shopping à Chinatown l’après-midi suffisent à nous faire voyager et à oublier tout ces petits tracas.
Cependant, toutes ces mésaventures ajoutées les unes aux autres ont finalement réussit à me fatiguer et c’est dans ce cadre qu’au lieu d’aller faire la tournée des boites le samedi soir, je me suis retrouvé à demi-sommeil dans un bar de Greenwich Village en train de visionner l’énième rediffusion du discours d’Obama sur l’importance de dépasser les clivages raciaux. Il est vrai que la polémique qui tourne autour de son pasteur Jeremiah Wright ne joue pas vraiment en sa faveur.
Trois jeunes au look d’étudiants s’assoient à côté de moi et discutent entre eux. Je n’ai pas vraiment écouté leur conversation mais j’ai juste compris qu’ils cherchaient un endroit sympa pour aller faire la fête. L’un d’eux m’aborde, se présente sous le nom de Jimmy et m’explique qu’il vit dans le New Jersey. Il me demande si je connais un peu la ville. Je réponds qu’en tant que français fraîchement débarqué à Montréal, j’aurais vraiment du mal à les aider. La tentation est trop forte pour les interroger sur leurs opinions politiques, je me lance et fort heureusement la discussion ne s’arrête pas la.
Jimmy m’annonce avec fierté qu’il est pour Obama, celui du milieu préfère ne pas répondre et le troisième, tatouage qui recouvre le bras, piercing à l’arcane et bière à la main soutien McCain. Jimmy lance en rigolant : « pff, regardez moi ce républicain ! ».
Quand je demande « pourquoi Mc Cain ? », le jeune tatoué m’explique (avec une insulte tous les trois mots) que le candidat républicain à le soutien de Bush et que cela ne sert à rien de changer la politique qui a été faite jusqu’à maintenant. « On ne va pas quitter l’Irak comme ça et négocier avec tout le monde. On risque de passer pour des rigolos !» (Pour être honnête, il a utilisé un mot plus vulgaire que « rigolos »). Le reste n’a été qu’une série d’insulte envers les démocrates. Je pense que l’alcool n’a pas contribué à apaiser sa colère.
Jimmy a eu un discours différent, aussi bien au niveau de la forme que du fond. « Nous représentons la paix. Nous avons un autre message à faire passer au monde et Barack Obama peut contribuer à cela », raconte-t-il de manière posée. Je lui demande ce qu’il pense d’un éventuel dialogue avec l’Iran, « C’est une bonne idée. Il faut maintenant passer à autre chose ». Et en ce qui concerne le retrait des troupes en Irak : « Oui, il faut stopper cette guerre et on doit faire revenir les boys, mais seulement après des négociations. D’abord on négocie, ensuite on ramène les troupes. »
Je ne sais pas si l’électeur est à l’image du candidat, mais n’empêche que Jimmy reste le seul qui m’a répondu avec le sourire.
16:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : election américaine, obama, mccain


